…A L´EXEMPLE DE SAINTE JOSEPHINE BAKHITA

Nous sommes le 14 février 2026, sous le ciel bleu et le silence du Centre spirituel Amani à BUKAVU en République Démocratique du Congo. Dans le cadre de la sensibilisation et la prise de conscience du fléau sur la traite des personnes. En collaboration avec les autres congrégations présentes dans ce Diocèse pour la formation des jeunes postulants et novices, l’inter noviciat a organisé une recollection avec le thème : « DEVENIR ARTISANT DE PAIX ET DE PARDON A L´EXEMPLE DE SAINTE JOSEPHINE BAKHITA animée par la Sr Furaha DESIRATA Carmélite Missionnaire Thérésienne.

De l’esclave à la sainteté

Le nom Bakkhita signifie chanceuse; sortie d’un petit village de Soudan en 1856. Elle a aussi vécu une histoire tragique depuis son enfance mais ne s’est jamais découragée ni abandonnée, elle a vécu la situation de guerre comme nous aujourd´hui mais cherché toujours à semer et bâtir la paix autour de toi. En 1882 elle fut vendue à un italien comme domestique.  A travers la souffrance, elle a découvert le visage du Christ Crucifié et elle se demandait quel maitre qui a puni cet esclave ainsi elle parlait du Christ sur la Croix en comparant ses souffrances de l´esclavagisme en compatissant à celles du Christ Crucifié. En Dieu elle a découvert le vrai Maitre et le Seul qui prend soins et respecte chaque personne sans tenir compte de son statut.  Pape Léon XIV dit que la paix commence par la dignité. A travers cette phrase le Pape nous invite à connaitre la valeur de chaque personne a l´image de Dieu a l´exemple de Trinite, en nous montrant qu’on ne peut pas être artisan de paix, sans avoir respecter la dignité de la personne humaine.

La Sœur Furaha a insisté en disant que Sainte BAKHITA est modèle de la liberté et de la résilience, en cela elle nous apprend à nous guérir pour guérir l´humanité car nous sommes témoins du pardon et de la paix, dans son parcourt de violence, dans sa vie d’esclave, elle disait : « Je pardonne ses bourreaux et si je les rencontre je m´ agenouillerai et baiserai leur pied pour demander pardon comme signe de guérison. »

Pour devenir artisan de paix, nous devons guérir nos blessures en construisant la paix par la douceur, la compassion, l´humilité, la non-violence et la réconciliation.

Comment vivre nos souffrances comme chemin de croissance et de conversion ?

BAKHITA nous montre que la croissance passe par la souffrance, en cela nous sommes invités de ne pas fuir les difficultés, éviter la paresse et d’avoir le courage et la persévérance, vivre dans la confiance et la paix, se laisser accompagner et aller toujours de l’avant.

Après cette conférence il y avait l´adoration au Saint Sacrement pour confier au Seigneur tous les victimes de traite des êtres humains puis suivirent le sacrement de réconciliation et Eucharistie comme remède pour arriver à être artisan de paix et du pardon.

L´Eucharistie a commencé par la procession avec cinq bougies symbole de cinq continents et selon leur besoin, cinq jeunes ont représenté un continent, portant des bougies jusqu´à l´autel. Chaque bougie représente un groupe vulnérable, une valeur fondamentale et notre engagement commun à protéger la dignité humaine.

  • Bougie de la Paix – AFRIQUE pour les femmes et les filles dont la dignité a été bafouée. Prière chrétienne: Heureux les artisans de paix.
  • Bougie de la Foi – EUROPE pour les survivants et survivantes dont la résilience inspire la transformation. Prière Musulmane: à côté de la difficulté, et certes, une facilite Surah ash sharh 94,6.
  • Bougie de l´Amour – AMERIQUE pour les enfants dont l´innocence a été volée. Prière d´Hindou: Que tous les être soient heureux et libérée de souffrances. Visuddhimagga 9,8
  • Bougie de la justice – ASIE pour ceux et celles qui ont soif de liberté et de justice Prière juive: c´est la justice, la justice seule que tu dois rechercher. Deutéronome 16,20.
  • Bougie de l´Esperance – OCEANIE pour les migrants, les refuges, et les personnes en déplacement. Méditation Bouddhiste: Espoir est une graine d´éveil la compassion fait naitre les chemins vers la liberté.

La journée a été remplie d’émotions et de compassion, de nouvelle expérience et une invitation à une conversion de cœur personnel et un engagement missionnaire adressés aux jeunes qui sont l’avenir de l’Eglise. A la fin, chaque participant est reparti avec un cœur plein de conviction de travailler pour la dignité de chaque personne en bâtissant la paix autour de lui et de cultiver la culture de bienveillance pour pouvoir prendre soins et défendre la vie.